Voilà, je suis arrivée au Japon. Le pays où j’ai toujours voulu aller depuis quelques années. Ça fait bizarre, j’ai encore du mal à réaliser! Une fois sortie de l’aéroport du Kansai, je sens que l’air est différent, ici : c’est très lourd, un peu comme si on avait du mal à respirer, et il fait si chaud! Dire que je me gelais en France… Tiens au passage, ça m’a rappelée que mon prof de civilisation japonaise m’avait dit que c’était l’aéroport du Kansai qui était construit sur une île artificielle faite d’ordures! Et qu’il s’enfonce sous la mer, il me semble, de 1cm par an…
En récupérant mes bagages, je tombe sur deux autres étudiants Grenoblois venus eux aussi faire 1 an d’échange à l’université de Kyoto. L’un d’entre eux avait son tuteur qui est venu le chercher, donc on en a profité pour prendre tous ensemble en train. On a bien mis 1 heure et demi (avec tous nos bagages c’était pratique…), et j’en ai profité pour regarder le paysage quasiment tout le long du trajet. Je me suis vite rendue compte que l’architecture était assez laide, avec des câbles électriques partout, et que ce que je prenais pour des hangars, c’était réellement des maisons! Pour l’instant, ce que je vois du Japon, ça ressemble plus à un bidonville qu’autre chose…
Une fois arrivés à la station de Kyoto appelée Demachiyanagi, je prends le taxi pour ma résidence universitaire, car je ne suis pas dans la même que les autres. On se sépare donc, et je prends le premier taxi qui vient. Ah oui, c’est vrai, ici la porte du taxi s’ouvre toute seule… Le chauffeur me parait assez vieux (dans les 65 ans), il a des gants blancs, et dans le taxi il y a plein de dentelles partout… A 17h00 j’arrive enfin à la résidence Marikouji Kaikan, je vais à l’accueil avec tous mes bagages et une japonaise très sympathique me conduit à ma chambre. Elle me donne le règlement (un pavé de 50 pages, tout en japonais…), et m’explique le fonctionnement de la résidence dans une langue mi-anglaise, mi-japonaise (on m’avait prévenue que les Japonais étaient assez mauvais en anglais!).
Dans le hall de Marikouji, je croise les deux autres français de la résidence, qui eux viennent de Paris et font des études d’architecture. Ils m’ont fait visiter un 100 yens Shop, c’est un magasin où tout est vendu à 100 yens (moins d’1 €), et qui vend aussi bien des produits d’entretien que de la nourriture, de la vaisselle et des vêtements! J’achète plein de choses, mais pas trop, car je n’ai plus beaucoup de liquide sur moi, et il faut que je trouve un distributeur qui accepte ma carte bleue française. Ensuite on va au restaurant de la fac (ouvert jusqu’à 22 heures), et je dois bien dire qu’il y a énormément de choix de plat! En plus ce n’est pas cher du tout cher, et c’est vraiment très bon… Si seulement les restos universitaires en France pouvaient être comme ça, j’irais tous le jours. Le soir on rentre à la résidence, je regarde quelques minutes un feuilleton stupide sur la TV commune dans le hall, puis je pars ma coucher, crevée par le décalage horaire, le dépaysement et tout le reste…
13/08/2004 at 9:17
la chance………….
31/08/2004 at 12:21
“vivement demain” :-D
24/09/2004 at 6:18
L’aéroport du Kansai :). J’avais vu un reportage dessus sur Arte. Il dispose en fait de milliers de vérins pneumatiques sous toute sa structure pour contrebalancer l’enfoncement dont tu parles ;).