Me revoila, je n’ai quasiment pas fait internet depuis que je suis arrivee a Tokyo, mais en fait non seulement je n’avais pas le temps, mais en plus les cafes internet ici ce n’est pas donne (je pensais que ca serait moins cher que ca)! Et comme maintenant je ne peux plus ecrire avec les accents, clavier qwerty oblige, j’espere que je resterai quand meme comprehensible.

Alors par ou commencer? (attention, ca va etre un pave tres long!)

Mercredi dernier j’ai donc pris mon avion a Lyon, et j’ai du faire un changement a l’aeroport de Amsterdam, ou j’avais peur de me paumer mais en fait ca allait, tout est tres bien indique, contrairement aux aeroports parisiens. De toutes facons pour trouver le bon avion, c’est facile, il me suffisait de suivre les japonais! Jusqu’a l’aeroport de Narita il y a eu 10 heures de vol, c’etait treees long et surtout les films proposes n’etaient pas super. Ensuite je ne sais pas pourquoi, mais une fois arrives, l’avion a du rester une demi-heure sur la piste d’atterrissage; en sortant, je suis allee chercher ma valise, puis j’ai passe la douane, ou un japonais dans un anglais douteux m’a demandee si j’avais quelque chose a declarer.

Ensuite je suis partie a la recherche d’une cabine telephonique dans l’aeroport pour appeler le service du personnel et les prevenir de mon arrivee. Et comme je ne sais pas du tout combien il fallait mettre dans le telephone, j’ai mis au pif 300 yens (c’etait peut-etre un peu trop!), j’ai compose le numero, et miracle, ca a marche! La voix a l’autre bout du fil etait celle d’une japonaise qui parlait tres bien anglais, donc je n’ai eu aucun mal heureusement a la comprendre. Apres de breves instructions, notamment pour acheter un ticket pour le Narita Express Line et l’endroit ou quelqu’un viendra me chercher, je cherche donc le lieu OU acheter ce foutu ticket de train. Je trouve donc une machine qui en vend, avec plein de kanji a l’ecran; j’appuye au hasard sur des boutons, je retrouve le kanji de la station d’Ikebukuro (la ou je dois aller), et la plusieurs prix s’affichent pour le meme train. Les “green cars” sont plus chers, mais je ne sais pas ce que c’est, alors je prends au hasard le moins cher, et je file dans le train, qui part deux minutes apres. S’ensuit donc 40 minutes de voyage, qui m’amene de l’aeroport de Narita a Tokyo. Je regarde le paysage pendant tout le trajet, et je remarque qu’il y a quand meme quelques espaces de verdure. Le Japon n’a pas change : les maisons sont toujours collees les unes par rapport aux autres, et elles sont parfois situees a meme pas 50 cm de la voie ferree!

Arrivee a la gare d’Ikebukuro, je descends du train et la je dois attendre quelqu’un envoye par NOVA et qui doit me donner plein de paperasse, puis il m’amene jusqu’a l’endroit ou se trouve mon appartement, vu que c’est lui qui a le plan, et qui doit me donner ma clef d’appartement. Apres cela, et je pars donc a la decouverte de l’appartement ou j’habiterai pendant un an. En fait c’est plus grand que ce que je croyais! Je vois aussi sur la table du salon un mot de bienvenue de mes colocataires, Susan et Jennifer, qui rentreront a 22 heures, vu qu’elles bossent en ce moment. J’en profite donc pour visiter l’appartement, et au moins il est fourni (TV, aspirateur, ustensiles de cuisine, lave-linge…). Y a truc bizarre par contre, je trouve en fait les poignees des portes TRES basses. Bon, je sais que les japonais sont petits, mais quand meme… Je sors ensuite pour reperer les lieux, et m’habituer au quartier. Ca fait quand meme bizarre de revenir au Japon, et j’ai l’impression que des mots en japonais que j’avais oublies reviennent tout seuls, eux aussi. Autre chose surprenante, c’est la chaleur, car je trouve qu’il fait tres chaud (pourtant 22 degres) compare en France. Mais j’ai l’impression qu’il fait moins humide que dans le Kansai. Ensuite je rentre dormir un peu, a cause du decalage horaire qui m’a achevee; et le soir je fais la connaissance de mes colocataires, qui sont en fait des metisses americano-japonaises, et qui parlent TRES bien le japonais. Et surtout, elles se connaissaient avant meme de partir pour le Japon. Bon, elles sont sympa, mais elles ont l’air d’etre de grandes fetardes et de sacrees alcooliques (j’ai vu le nombre impressionnant de canettes de biere dans la cuisine et qui prenaient toute la premiere partie dans le frigo…).

Le vendredi, je suis allee faire ma Alien Card, munie d’un plan pour aller au City Hall de ma ville (Toda), mais j’ai quand meme reussi malgre ca a me paumer en ville, et j’ai mis deux heures pour trouver ce foutu City Hall. En fait j’etais allee a l’ouest au lieu d’aller a l’est… Arrivee au City Hall, je vais au guichet des gaijins pour faire ma carte, et la responsable ne parle pas un mot d’anglais, mais j’ai reussi a me faire comprendre. J’ai meme reussi a lui dire que je voulais aussi une Alien Card temporaire pour ouvrir un compte en banque japonais, y a du progres! Bon, elle me donne un papier, que je dois ramener dans quinze jours pour aller chercher ma Alien Card.

Le samedi, c’etait l’anniversaire de Jennifer, qui voulait aller dans un club pour feter ca. Pas de probleme jusque-la, jusqu’a ce qu’elle me demande de venir aussi, alors que moi j’etais crevee a cause du decalage horaire et que je voulais dormir. En plus, je deteste le bruit, la fumee de cigarette, et danser. Or, ces trois conditions etaient reunies dans le club ou elle voulait aller. Bon, comme je ne voulais pas faire mon asociale et aussi parce que c’etait son anniversaire, je me suis forcee a y aller. Resultat, a 22h on y va, et plus precisement a Shibuya. La, on doit attendre des amis a Jennifer et Susan, en se donnant rendez-vous a la statue du chien Hachiko (le point de rencontre par excellence!). Bon, les amis de Susan et Jennifer ont l’air d’etre de sacres alcoolos aussi, super. -_- On part donc en direction du club, et en chemin on croise enormement de ganguro, ces japonaises bronzees a outrance; il y a meme eu a un moment des ganguro qui se tapaient dessus a coup de chaussures a talon, avec la police qui essayait de les calmer. Impressionnant. O_o Bon, on arrive au club, et l’entree coute 3000 yens (ca m’est BEAUCOUP restee en travers de la gorge tellement c’etait cher). Pour ce prix-la on a droit a deux boissons gratuites, et si on aime pas l’alcool on fait quoi? -_- Jennifer me refile des verres de je ne sais trop quoi comme alcool, mais comme il faisait sombre j’ai pu discretement echanger mon verre plein contre un verre vide qui trainait sur une table. Non mais! Elles sont ensuite aller danser avec leurs potes, et moi je m’etais assise loin, tres loin, a une table, pres de la ou un de leurs amis essayait de draguer des japonaises (pitoyable -_-), en attendant que l’heure passe. Minuit… une heure du matin… trois heures… cinq heures… finalement, elles ont decide de partir a six heures du matin, et moi j’avais vraiment l’impression d’avoir perdu mon temps (et mon argent T_T). Vraiment, je n’aime pas ce genre d’endroit, en plus l’odeur de cigarette me piquait tellement les yeux que ca en etait insupportable. Et c’est fou d’ailleurs le nombre de gens debout a cette heure-ci, a croire que Tokyo est une ville ou l’on ne dort jamais! En tout cas, le lendemain, j’etais tellement morte de fatigue que j’ai dormi jusqu’a 15h, et Jennifer n’est meme pas allee bosser car elle s’est levee trop tard. Ca promet.

Le lundi, c’etait le debut de mon aventure au boulot, avec une session d’orientation pour tous les nouveaux arrivants, a Shinjuku, dans un batiment qui se trouve dans un building situe dans le quartier des affaires de la ville. Il y a vraiment du monde, et je suis la seule francaise, il n’y a QUE des americains, des australiens et des anglais. T_T

Le mardi, c’est mon premier jour de “training”, et donc le debut de ma formation. Evidemment j’etais stressee a mort, et mes premieres lecons ca m’a rappelee a la fac le moment ou il faut presenter un expose devant la classe. Bon, a la fin de mon premier cours, je me suis sentie nettement moins stressee, et c’est donc ainsi que c’est terminee ma premiere journee de formation, qui m’a tellement stressee que pour le chemin du retour, je me suis plantee de metro.

Mercredi fut ma seconde journee de formation intense. Et, ce jeudi fut donc la fin de ma formation, mon boulot commence veritablement ce samedi, avec cette fois huit cours a la suite, youpi…

Est-ce que je survivrai, sachant que je bosserai aussi les jours feries et que je n’ai pas le droit d’avoir des vacacances avant d’avoir six mois d’anciennete (c’est a dire jusqu’en septembre)? Est-ce que je supporterai la colocation encore longtemps (mes colocataires sont sympa, mais la vie en communaute, c’est bof, je prefererai vraiment etre seule!)? Je verrai bien!