FRANCE : Bouffe


Tiramisu au thé vert Et voici une petite recette pour changer (ou pas), puisqu’il s’agit de tiramisu au thé vert japonais. Et non, la photo à gauche ce n’est pas le résultat que j’ai obtenu, mais c’est beaucoup plus joli que ce que j’ai pu faire (elle vient de ce blog japonais). Il s’agit d’une recette de tiramisu version “light” sans mascarpone, et à base de tofu. Merci à Cléa Cuisine pour la recette, comme d’habitude. :-)

Les ingrédients, pour 6 grosses portions :

- 400g de tofu soyeux
- 70g de sucre roux
- extrait de vanille
- 2 blancs d’oeuf
- 10 boudoirs
- 2 cuillères à café de thé matcha
- 1 tasse d’eau très chaude

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Une note dans ce blog presque un an après l’avoir plus ou moins abandonné, ça se fête! En tout cas je n’aurais pas eu grand chose à raconter depuis mon retour en France, même si mon absence s’explique surtout par ma flemme. Je me demande d’ailleurs si il y a encore des gens qui passent par là. XD

Bref, peut-être que je ressusciterai pour de bon ce blog si j’arrive à m’exiler quelques temps au pays des caribous. Au moins j’aurai des choses à raconter.

En attendant, je dédie ce qui suit à Michiru :

Avec le temps je n’ai pas changé mes habitudes, je suis toujours aussi fan du parfum “matcha” (thé vert). Donc forcément, quand je tombe sur des opéras thé vert matcha, je ne pouvais pas résister.

Plus de photos ci-dessous…

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Ca faisait un bail que je n’avais pas fait de note ici. Voila ce que c’est quand on est prive de internet pendant 10 jours. En fait Free a cesse de fonctionner, mais maintenant que je suis rentree au Japon, je peux enfin a nouveau profiter de l’ADSL. De toutes facons comme j’etais occupee en France, je n’aurais pas trop eu le temps de faire internet, vu que j’ai fait beaucoup de tourisme. Et aussi m’occuper de choses moins amusantes, comme aller a la banque et faire d’autres truc administratifs avec des tas de paperasses a remplir.

J’ai aussi bien profite des vacances pour manger. Beaucoup. Un peu trop, meme. Bref, je suis une morfale, mais comme je sais qu’au Japon je ne pourrais pas manger certaines choses… D’ailleurs, j’ai ete surprise de trouver en magasin de la glace au the vert. Made in Ardeche. J’en ai achete, mais le gout n’a malheureusement rien a voir avec la glace au the vert japonaise, et c’etait meme plutot bizarre comme gout, j’avais plus l’impression de manger un truc froid avec un gout de poisson.

Bon, en tout cas, je crois que je vais faire un regime au Japon, vu les exces de sucreries!

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Ah ah, et le retour de la gelee de fruits a l’agar-agar, dans un bol en forme de fleur de cerisiers achete dans un 100 Yens Shop :

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Et ma mere a ose acheter ca. Le plus difficile etait de savoir par ou commencer pour le manger >.> :

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Ah, ça fait du bien de glandouiller un peu. Même si j’ai pas mal de trucs administratifs à régler ici, avoir de vraies vacances ça change la vie. J’ai même l’équivalent de deux années de lecture de manga à rattraper, merci à ma sœur d’avoir tout acheté pendant mon absence.

Mais ce qui m’énerve un peu c’est maintenant d’avoir tendance à tout vouloir comparer avec le Japon! En tout cas, ça fait du bien de voir enfin des fruits pas chers, donc je vais pouvoir me gaver. Ca change de manger des yaourts qui ont une taille normale, et pas les yaourts miniatures qu’ils vendent au Japon, et qui sont deux fois plus chers. D’ailleurs j’aimerais savoir pourquoi là-bas les yaourts à la vanille et au chocolat ça n’existe même pas, c’est mystérieux… alors que pour trouver des yaourts à la mangue, au tofu ou encore au tapioca c’est très facile. Bref, y a peut-être énormément de chocolats, de gâteaux et deglaces au parfum bizarre, mais côté yaourt, c’est le désert.

C’est fou comme je parle tout le temps de nourriture, d’ailleurs. Et depuis trois jours que je suis là j’ai déjà pu manger de la fondue savoyarde et des tas de trucs avec de la sauce : je sens que je vais prendre 10 kg d’un coup, si ça continue. Bizarrement en deux ans au Japon j’ai perdu 1 kg, ce qui me parait surprenant, vu le nombre de choses pas très saines que je mangeais à longueur de journée.

Par ailleurs, en faisant un tour dans un magasin de produits bio pour voir le prix du tofu, je suis tombée sur de la poudre de agar-agar, et là ça m’a rappelée les recettes du blog de Clea, et donc je n’ai pas pu résister : j’en ai acheté quelques paquets pour faire des expériences culinaires avec. Le agar-agar, c’est de la poudre d’algues d’origine japonaise, et qui sert à faire de la gelée sans utiliser de gélatine. Pour une fois, je n’ai pas trop raté la gelée de fruits :

//img339.imageshack.us/img339/5653/agarka6.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

L’assiette bleue juste dessous, ça vient d’un 100 Yens Shop.

Pour continuer avec le choc culturel du retour dans cette bonne vieille France, j’avoue que ça me fait toujours bizarre d’entendre parler français partout. C’est certainement le plus étrange comme sensation. Mais en tout cas qu’est-ce que ça fait du bien de pouvoir marcher dans les rues sans ressentir le regard des gens. A croire que les gaijin sont vraiment considérés comme des bêtes curieuses; cette “curiosité” est vraiment un trait de caractère que je n’aime pas vraiment chez les japonais, et qui donne l’impression d’être un extra-terrestre. D’ailleurs, ne plus voir de femmes entièrement “Vuitonnisées” des pieds à la tête, ça fait aussi du bien.

A part ça, ici j’ai quand même l’impression d’être une… naine. Comme je suis plutôt petite, le Japon est un pays plus facile à vivre, et aller aux magasins de vêtements ne me pose aucun problème : ici, il faut que je m’habille avec du 14 ou du 16 ans. Et je trouve que tout est trop haut; même les éviers dans les cuisines, ainsi que les poignées des portes. Et tous les gens font au moins deux têtes de plus que moi. Les autres choses qui me “surprennent”, ce sont toutes ces petites différences, des petits trucs comme par exemple l’absence en France de ces horribles éclairages trop lumineux (qu’il y a surtout dans les combini) et qui arrachent les yeux. Et aussi l’impossibilité dans la plupart des grandes surfaces de rentrer avec un sac rempli de courses que l’on a acheté dans un autre magasin. J’ai un peu l’impression de redécouvrir la France, et de me rendre compte de certaines choses, de certaines spécificités que je n’avais jamais remarquées auparavant, sûrement parce que je n’avais jamais quitté le pays aussi longtemps.

Bref, je pense que lorsque je rentrerai au Japon, j’aurai certainement un regard neuf sur le pays, et peut-être même que je retrouverai cette même impression d’émerveillement que l’on a lorsque l’on met pour la première fois les pieds dans un pays étranger…

Récemment je suis allée au restaurant japonais en famille. Or, a Grenoble, il n’y en a que deux : le Sapporo et le Tokyo. J’ étais allée il y a quelques années au Sapporo, et je me souvenais juste que je n’avais pas tellement aimé leur sushi/sashimi. Et bien c’est dans celui-là que l’on est allé, car mes parents m’avaient dit qu’ils faisaient aussi de la tempura! Si seulement j’avais su…

Commençons par les gyoza (ce n’est pas japonais a la base, mais bon, comme ils en mangent au Japon…). Cela n’avait absolument rien a voir avec de véritables gyozas : à vrai dire, même le goût était différent. J’ai eu l’impression désagréable de manger du polystyrène à l’huile.

Mais la suite est pire. J’ai gouté à de la tempura de légumes : c’était bien gras, mais mangeable. En revanche on peut se demander ce que vient faire un quartier d’orange avec, tout comme le bout de viande qui trainait sur l’un des rebords du plat.

Pourtant, le truc qui m’a achevée, qui m’a fait dire que ce restaurant c’est la dernière fois que j’y mets les pieds, ce ne sont ni ces gyoza ni cette tempura. C’est en fait lorsque j’ai vu a quoi ressemblait leur tonkatsu. Le tonkatsu, c’est en quelque sorte de la viande panée. Mais dans ce restaurant, c’est plutôt des bouts de gras panés.

C’est simple, c’était pratiquement immangeable. Et je me demande même comment ils se sont débrouillés pour arriver a préparer un truc pareil, parce que le tonkatsu est fait avec le blanc du porc, et il n’y a pas de gras ni de trucs caoutchouteux indigestes dedans, normalement. Le repas s’est termin” avec un shabu-shabu (fondue japonaise a base de viande et de légumes), mais ce qu’ils appelaient un shabu-shabu ressemblait à tout sauf à ça.

Bref, ce restaurant m’a achevée; non seulement ce n’est pas tres bon, mais en plus c’est relativement cher. J’ai été très, très déçue…

Me voici de retour de mes vacances à Paris… Il a fait heureusement très beau et assez chaud, du moins jusqu’à vendredi dernier!

Je suis donc partie le vendredi 14 avec mon père, en camionnette, pour amener les affaires de ma soeur dans son nouvel appartement. Il nous a fallu environ 6 heures pour arriver jusqu’à la capitale, dont 1 heure pour aller de la banlieue parisienne jusqu’au 13ème arrondissement. On a donc ensuite déchargé toutes les affaires, puis on est allé dans un resto belge à côté (ça tombe bien, je n’aime ni les moules, ni les frites).

Le lendemain, ma soeur et mon père sont partis achetés des meubles, tandis que je suis partie visiter le 13ème arrondissement. Je me suis donc fait toute l’avenue d’Italie et toute l’avenue de Choisy, qui regorgent de magasins d’alimentation asiatique. Le soir, avec mon père, ma soeur et sa colocataire, on est allé dans un resto japonais, et plus précisément au Naniwaya (rue Ste-Anne). Alors là je n’ai pas été déçue, c’est exactement comme dans un vrai resto japonais, de la décoration à la nourriture. Seulement, il y avait tellement de monde que les serveurs, très pressés, nous enlevaient presque les plats de la bouche. Mis à part ceci, j’ai trouvé ce resto vraiment bon. J’ai pris des takoyaki (boulettes avec un bout de pieuvre dedans), du nabeyaki udon (des udon avec un oeuf et un peu de tempura), et des kimuchi (un mets coréen qui pique). J’ai également testé leur natto, mais j’ai été très déçue : ils ont enlevé ce qui faisait le charme des natto, c’est à dire le goût et l’odeur. Bref, ça a gardé la consistance de la morve, mais ça n’a plus de goût et ça sent rien!

Le dimanche, on a passé la journée à monter les meubles de ma soeur. En fin d’après-midi, on a fait un tour vers le Louvre. Le lundi 17 au matin, mon père est rentré à Grenoble, et ma soeur est partie travailler. J’en ai donc profité pour aller faire un tour au musée Guimet. En fait, je ne suis pas allée au musée en lui-même, mais dans son annexe un peu plus loin, dont l’entrée est gratuite. Dans cette annexe, il y avait une exposition mais également une réplique d’un jardin japonais. Ca fait très bizarre d’en voir un au beau milieu de Paris!

Ensuite, je suis allée au Trocadéro prendre des photos de la Tour Eiffel, en tant que bonne touriste qui se respecte… Puis j’ai longé les quais de la Seine, où j’ai pris une photo de la Statue de la Liberté du coin.

Le soir, avec ma soeur, on est allé dans un des resto jap de ma liste. Car cette semaine, je me suis permise une petite folie : faire un restaurant japonais différent chaque soir. On est donc allé au Kashiwazaki, qui se trouve dans le 12ème (4 rue Crozatier). Contrairement au Naniwaya où le service est rapide, dans ce restaurant-là ça nous a pris 3 heures pour manger, étant donné que le resto, tout petit, n’est occupé que par deux personnes : le cuisinier et la serveuse. Il y avait également très peu de monde, et pourtant, ce retaurant propose énormément de plats variés, et surtout il permet de goûter à la véritable cuisine familiale japonaise. J’ai donc pris un shabu-shabu (une sorte de fondue de viande et de légumes cuits dans un bouillon d’algue), et ma soeur a choisi un teppan-yaki. Et le plus intéressant dans tout ça, c’est que c’est à nous-mêmes de nous faire notre propre cuisine! Mais la serveuse nous a expliqué pendant 30 bonnes minutes comment faire cette recette. J’ai ensuite pris un ume-cha, c’est-à-dire du riz à la prune, avec un umeboshi (une prune séchée et salée) dedans. Bref, ce fut vraiment TRES bon.  Il y avait également des desserts, alors j’ai pris un dorayaki et une glace au matcha (thé vert) et aux azuki (haricots rouges sucrés).  Il faudrait que je retourne à ce resto : je l’ai trouvé vraiment meilleur que le naniwaya!

Le mardi 18 était le jour de mon entretien chez NOVA pour partir au Japon faire prof de francais. Stress, stress… mais j’ai pu me préparer psychologiquement grâce aux témoignages de ceux qui ont déjà vécu cet entretien (merci Seb!). L’entretien était donc à 14h, et le recruteur, que j’appellerai Mister S, avait l’air très sympathique. Au tout début, il me demande donc de me présenter, puis il comme à me dire : “mais vous venez de la région Grenobloise… il n’y a pas grand chose là-bas, non?” , et des tas de trucs dévalorisants. Mais j’étais préparée, sur ce coup-là, car il parait qu’il fait toujours ça lors des entretiens. Ensuite il m’a posée diverses questions, pourquoi je voulais arrêter mes études pour aller au Japon, dans quelle région j’aimerais aller, si ça ne me dérangeait pas de travailler la nuit, si mes parents me soutenaient dans mes choix, etc. Il a ensuite vu mes diplômes puis il a dit “tiens, je vois que vous êtes allée un an à Kyoto. Racontez-moi donc votre séjour”. Raconter mon séjour en peu de mots, ce fut dur… S’il voulait tester mon esprit de synthèse, il n’a pas dû être déçu, je suis effectivement nulle en synthèse… Puis il m’a posée des questions sur ce que j’avais aimé là-bas, si rentrer en France fut difficle, si j’avais déprimé à mon retour en France, si je m’étais fait des amis japonais là-bas. Ensuite il a un peu parlé de mon CV, puis il a pris ma lettre de motivation, et m’a dit : “vous aimez les jeux? Alors on va faire un petit jeu. Vous serez le professeur de français, et moi l’étudiant japonais qui apprend”…

Donc il m’a demandée d’expliquer certains termes. J’ai eu du mal à expliquer le sens de “cadre” (dans l’expression “partir dans le cadre des études”). Pour terminer, il a proposé un second “jeu”, où je devais répondre à 17 questions en 2 minutes, et le plus brièvement possible. C’était du genre “si vous croisez quelqu’un dans la rue et qu’il vous semble reconnaître cette personne mais que vous n’en êtes pas sûr, que faites-vous?”, “Comment se manifeste le stress chez vous?”, “Qu’est-ce que vos supérieurs diraient de vous au travail, si vous étiez prof chez nous?”, “Quand a été la dernière fois où vous avez été déçu par un proche?” , “de quoi êtes vous le plus fier récemment?”. A la fin, il est revenu en détail sur certaines questions. Ce fut en tout cas bien difficile. Ensuite, il m’a demandée si j’avais des questions, et je lui en ai posées quelques-unes que j’ai sorti au hasard (je n’en avais pas préparé… hum). Du coup, ça m’a permis d’apprendre qu’il y avait 120 profs de français à Nov’ au Japon, en ce moment. Pour moi ça fait peu. Mais pour Mister S, ça fait beaucoup… Puis il m’a encore posée quelques dernières questions (”que lisez-vous en ce moment?” “qu’avez-vous le plus aimé visiter à Paris?”). Bref, ça s’est terminé au bout de 1h et quart. Et mon avis sur le résultat de cet entretien est plus que mitigé. C’était sympathique, Mister S souriait tout le temps, et il faisait tout pour ne pas trop me stresser. Mais bon, vu les âneries que j’ai répondues sur certaines questions et mon manque de concision, c’est un miracle si je suis prise . J’aurais la réponse non pas dans deux semaines comme c’était prévu, mais vers le 10 juin. Wait and see…

Et comme j’étais près du quartier japonais, j’en ai profité pour m’acheter quelques trucs dont une bouteille de Calpis et de la sauce pour soba, à Kioko, l’épicerie japonaise. Le soir avec ma soeur on a testé un autre resto jap, le Foujita (rue Saint-Roch, dans le 1er), spécialisé dans le poisson cru. Comme “apéritif” on a eu des bigorneaux O_o (je n’ai pas aimé du tout), puis j’ai pris un plat de poisson cru aux natto. Alors là c’était des vrais natto, avec leur odeur si caractéristique et leur goût inimitable. En revanche je n’ai pas aimé le poisson cru qui l’accompagnait (de la seiche, du thon… arg). Du coup, mon avis sur ce resto est assez mitigé. C’est bon, mais pas vraiment exceptionnel. Et il faut aimer le poisson cru.

Le mercredi 19, il faisait toujours beau, alors je suis allée faire un tour au jardin des plantes. Dommage que la serre avec les plantes carnivores soit fermée les mardi et mercredi. J’ai également découvert qu’au fond du jardin, il y avait un zoo. J’y suis donc allée (6 euros l’entrée, quand même ), et j’ai trouvé que c’était pas mal et assez grand! Mais bon, j’ai commis l’erreur d’y aller un mercredi. C’était bourré de gamins tous plus bruyants les uns que les autres.

Pour finir la journée dans un lieu plus paisible, je suis allée au cimetière du Père Lachaise. J’y étais déjà allée, mais je ne l’avais pas visité en entier. C’est vraiment un endroit immense, mais rempli de touristes! J’ai vu des japonais autour d’une tombe, et en m’approchant j’ai pu voir qu’ils prenaient celle de Marcel Proust en photo. J’ai donc fait de même, mais j’ai également pris en photo des pierres tombales avec des statues assez originales. Et j’ai eu un mal fou à trouver la sortie du cimetière, tellement il est immense!

Le soir, direction Samourai, un resto jap dans le 12ème! Mais après avoir vu les prix (20 euros en moyenne…), avec ma soeur et sa colocataire on a décidé d’aller ailleurs. On est donc allé dans le 17ème, à Naoko (11 rue Biot). C’était pas mal, mais la soupe miso n’était pas de la vraie (c’est du miso vendu en sachet). En revanche, les algues et le tofu étaient frais! J’ai pris des gyoza (des espèces de raviolis, mais ici ils étaient bof), et de la tempura (vraiment bonne). Pour le dessert, j’ai pris une glace au matcha, mon péché mignon.

Le jeudi 20 mai : c’est aujourd’hui qu’avec ma soeur, on a rendez-vous avec sa correspondante japonaise, Kumiko. Sa correspondante a en effet décidé de se faire un tour de la France! Et ma soeur tenait à ce que je serve un peu d’interprète… On est donc allé dans un resto, spécialisé dans la flammekueche (je sais jamais comment ça s’écrit,). C’est une sorte de “tarte flambée”, et ça ressemble un peu à une pizza très très très aplatie. De plus, pour 13 euros on pouvait en manger à volonté… Inutile de dire qu’on en a bien profité!

Ensuite, on a voulu visiter Notre Dame de Paris, mais avec ma soeur on avait oublié que aujourd’hui c’était l’Ascencion : du coup, Notre Dame était bourré de monde… On a donc décidé d’aller visiter à la place la Conciergerie. Ce fut en fait très intéressant, car ça retraçait l’histoire de la révolution française, et on pouvait voir la cellule où avait été enfermée Marie-Antoinette avant son exécution . Mais bon, sinon, la Conciergerie m’a un peu fait penser à Fort Boyard… xp

Pour terminer la journée, on est allé à la Foire du Trône. Comme la corres’ à ma soeur devait partir à 19h, on a eu peu de temps, mais on a néanmoins pu faire un palais des glaces et le truc avec les chaises volantes (je sais pas le nom). On n’a pas fait de manège qui secouait trop, vu tout ce qu’on avait mangé à midi…

Vendredi : c’est aujourd’hui que j’ai rencontré d’autres blogueurs, à savoirZarkin, Psycho et Fred. Évidemment je suis arrivée à la bourre parce que le métro a mis du temps pour venir . A midi on a tenté un resto de ramen, le Sapporo Ramen, rue Ste-Anne. Et là je me suis trouvée une nouvelle vocation : et si je faisais testeuse de restaurants comme métier? ;-)

Le soir, je suis retournée (encore!) au resto japonais, et cette fois-ci je suis allée au Hokkaido, 14 rue Chabanais. J’ai pris des yakisoba, et c’était très bon mais très bourratif. J’ai aussi tenté des gyoza, et je dois dire qu’ils sont bien meilleurs ici qu’à Naoko!

Samedi, j’ai visité avec ma soeur la Basilique Saint-Denis, appelée également la Nécropole des Rois. J’ignorais totalement que tous les rois et reines de France étaient enterrés là-bas, depuis le Moyen-Age. J’ai en tout cas vraiment adoré, et si je reviens à Paris j’aimerais vraiment la visiter à nouveau. Il y avait également la crypte qui était “visitable”, avec notamment une salle avec des urnes posées sur une étagère, contenant les restes (cœur, entrailles… beurk) de certains personnages princiers.

Pour rester dans le glauque, on a ensuite décidé de visiter les Catacombes. Au début on avait prévu de visiter les égoûts de Paris, mais vu qu’on nous a dit que ça sentait trop mauvais, on a changé d’avis. Il y avait en tout cas un monde fou aux catacombes, et on a dû faire la queue pendant une demi-heure. A l’intérieur, il fait assez froid mais c’est surtout très très humide. Le plafond est également très bas, et après un long parcours, on arrive au coeur même des catacombes, où c’est donc rempli d’ossements. Il y en a partout, c’est vraiment impressionnant.  De plus, c’est très labyrinthique et vraiment long.

Bref, pour se changer les idées, une fois sorties des catacombes on a décidé d’aller tester un salon de thé japonais. On est donc allé au Cha-jin, situé dans le 8ème, 24 rue Pasquier. C’était absolument désert, et la gérante nous a demandé si on voulait s’asseoir à une table normale ou bien dans la salle japonaise. On a donc choisi la salle japonaise, et ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas assise sur les genoux sur un tatami. On a ensuite goûté du thé (je sais plus les noms, c’était vraiment des noms à rallonge), avec un mochi (gâteau de riz fourré aux azuki). Un mochi à 3 euros, ça fait mal >_<.

Apparemment, on peut même jouer au go ici, il y avait un goban dans un coin de la pièce. Ensuite, la gérante nous a resservi du thé. Apparemment, il est à volonté, tant mieux! Surtout vu le prix… (7 euros le verre de thé…). On allait partir, quand la gérante nous a demandées si on ne voulait pas rester boire encore du thé, puis elle nous a demandées d’où on venait, si on avait déjà bu du thé japonais… bref, 20 minutes plus tard, on était toujours là, apparemment elle ne voulait pas nous lâcher (on devait être les seules clientes de la semaine). Puis elle nous a montré un livre regroupant les salons de thé japonais en France… et elle nous a sorti un gros bouquin avec des moyens mnémotechniques pour retenir les kanji… et ensuite, elle nous a sorti un livre sur les variétés de thé… 30 minutes plus tard, on pu enfin partir! Elle est bien gentille la gérante du salon de thé, mais elle est un peu lourde.

Le soir, comme aujourd’hui c’est déjà samedi et que ça va être mon dernier resto japonais, on est retourné au Kashiwazaki! Le resto était toujours aussi désert, et j’ai pris cette fois-ci une okonomiyaki (une sorte d’omelette), des croquettes, de la tempura et encore du riz à la prune. Décidément, c’est toujours aussi bon, ici. L’okonomiyaki était vraiment très bonne, la tempura aussi, et les croquettes excellentes x_x. Raaah, comment ils font dans ce resto pour faire des trucs aussi bon pour pas trop cher? Pour finir, j’ai pris de la glace au matcha; et leur glace, ça se voit qu’ils la font eux-même, car le goût était assez particulier!

Et maintenant, je sais distinguer les vrais resto japonais des faux : quand c’est écrit dessus “sushi-sashimi-yakitori”, dans 99% des cas c’est un faux resto japonais.  ;-)

Dimanche 23 mai, dernier jour à Paris. On avait l’intention de visiter Vaux-le-Vicomte, mais c’était bordélique pour y aller (le RER s’arrêtant à Melun, après il y a 6 km jusqu’à Maincy, le bled paumé où se trouve le château de Vaux-le-Vicomte, et apparemment y a pas de bus qui fait la navette…). On a donc décidé d’aller à la place à Fontainebleau! On a visité le château de Fontainebleau, vraiment beau à l’intérieur (parce que de l’extérieur, bof). Et il y a un avantage par rapport à Versailles : il y a beaucoup moins de visiteurs. Ensuite on est rentré vers 18h, et à 19h40 j’avais mon train pour Grenoble!

Voilà, c’était donc mes “palpitantes”  aventures à Paris. :D

J’en profite pour mettre ici la recette de la tempura. Cette recette est une version simplifiée, et c’est celle qu’une japonaise m’a apprise au Japon. La voici donc…

RECETTE DE LA TEMPURA

ingrédients :

- aubergines, carottes, nori (algues séchées), poivrons, etc. En fait on peut mettre ce que l’on veut, j’ai moi-même essayé avec des champignons et du fromage. Mais le meilleur reste sans doûte les aubergines et les nori, ces derniers sont trouvables dans les magasins d’alimentation asiatique (ce sont les mêmes algues dont on se sert pour faire des sushi).

- farine

- 1 oeuf

- sel

Pour la pâte :

Verser dans un bol environ deux tasses de farine, un œuf, une pincée de sel, et environ deux tasses d’eau. Mélanger le tout, jusqu’à ce que ça ait la texture de la pâte à crêpe (ne pas hésiter à “équilibrer” en rajoutant de la farine ou de l’eau, si il le faut!).

Préparation :

Couper finement tous les légumes; mettre de l’huile (beaucoup!) dans une poêle et faire chauffer.

Une fois l’huile chaude, tremper les morceaux de légumes dans la pâte, puis les mettre dans la poêle (pas tous à la fois…). Les ressortir une fois bien frit, et les mettre sur un essuie-tout.

Et voilà, c’est tout! Je vous avais dit que c’était une recette simplifiée…

Sauce pour tempura :

La sauce est importante, elle donne du goût au tout. Pour la faire, il faut :

- un peu de mirin (c’est du sake sucré pour la cuisine, trouvable dans les magasins asiatiques)

- un peu de sake de cuisine (différent du sake que l’on boit!!)

- de la sauce soja

- un peu de dashi (morceaux de poissons séchés, ça sert surtout à saler).

Mélanger et faire chauffer le tout dans une casserole. A noter que je n’ai pas mis les proportions, et pour cause, c’est au goût de chacun… Mais il faut faire attention à ne pas mettre trop de sauce soja, car ça risquerait d’être trop salé. Je sais bien que certains ingrédients pour faire la sauce ne sont pas facilement trouvables, mais sinon on peut utiliser de la sauce soja seule. Et à Paris (à Exo-store ou à Kioko), on peut trouver de la farine spéciale pour tempura. Cela permet de se faciliter grandement la tache!